Groove Lélé
Le groupe

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willy philéas
Chanteur
Tout petit déjà, son père l’initie au sati, au roulèr, puis au djembé. Il enregistre son premier disque à 9 ans, alors que son père se désiste par crainte de représailles, en interprétant le titre militant « l’autonomie ». Depuis, il a pris en main la carrière de son père, lui a fait faire le tour du monde (Japon, Afrique, Brésil, Caraïbes, Nouvelle-Calédonie, Inde, Scandinavie…) pour ensuite se consacrer à sa propre carrière avec l’enregistrement de son album « Trwa Kat Maloya ». Depuis la disparition du chef de clan, Willy Philéas perpétue la mémoire familiale, culturelle et cultuelle, à travers les sèrvis Kabarés qu’il organise avec sa famille chaque année, les concerts, et offre des ateliers musicaux aux structures éducatives tout au long de l’année.
Fred Barbe
Chant / Cuisine
Cuisinier professionnel, c’est tout naturellement qu’il se familiarise avec le maloya de l’Est puisqu’il est en charge de préparer lors des sèrvis kabarés les repas pour les défunts et les centaines d’invités qui viennent emplir le site du Vié Caz depuis plusieurs années. Voix puissante et reconnaissable entre toutes, le chanteur est également musicien. Aidé par les autres membres du groupe, il est le pédagogue culinaire des nombreux ateliers de cuisine menés lors des tournées depuis 2009. 
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Mathieu Antaya
Percussions
Elève au conservatoire, il est spécialiste de percussions africaines. Suite à un hommage rendu à Granmoun Lélé en 2006 à Anoulême, Mathieu Antaya intègre définitivement Groove Lélé. L’artiste confirmé a, en parallèle, sa propre formation de maloya situé dans l’Est, « Lé Mïen ».
Judicaël Vitry
Rouler / Chant
D’origine malbare, le percussionniste et chanteur est spécialiste des percussions tamoules.
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David Doris
Percussions
Après neuf ans de conservatoire, dont quatre de batterie et cinq de classe de jazz auprès du professeur Henry Moutou, l’artiste confirmé se spécialise dans les percussions afro-cubaines et africaines. Il joue avec de nombreux groupes de maloya de l’Est, et déjà familier de la famille Lélé, il intègre Groove Lélé en 2009 lors d’une tournée qui compte des lieux prestigieux tels que le Bataclan, et le Zénith à Paris.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INSTRUMENTS :

Roulers, et cale-roulèrs, sati et pieds, kayambs, doum-doum, morlon, kongas, tumba, quinto, djembés, quatre tambours indiens (tapous), triangle, tarlon, cloches. (Ils ne requièrent aucun matériel de sonorisation).

Roulèr

Le roulèr: premier instrument issu de l’esclavage, cette percussion membranophone est le cœur qui fait battre le rythme ternaire du maloya. Il est constitué d’un tonneau recouvert d’une peau de bœuf. Le musicien qui s’assoit sur l’instrument pour y jouer s’appelle un « batèr roulèr ». 
 

Kayamb

Kayamb: cet instrument idiophone est confectionné à l’aide de tiges de fleurs de canne à sucre contenant des graines de conflore appelé aussi safran marron (canna indica) , tissées entre elles avec du vacoa tressé. Cet instrument qui est issu de l’esclavage rappelle le bruit des vagues qui s’écrasent sur les rochers 
 

Tapou ou tambour malbar

Tapou ou tambour malbar appelé également tambour malbar ou sacré, ce tambour avec lequel on frappe avec des baguettes, se joue lors des cérémonies religieuses tamoules. Après avoir longtemps hésité, de part son caractère religieux, Granmoun Lélé accepte, sur l’insistance de son fils Willy, d’intégrer cet instrument durant les spectacles. De nombreux classiques de Granmoun Lélé sont introduits par ces tambours. Cette introduction haute en couleur a fait naître par la suite d’autres groupes uniquement constitués de ces instruments sacrés, ainsi que leur popularisation. 
 

sati

Le sati  est à la base le nom donné à un instrument de percussion indien métallique incurvé (du nom tamoul : satti). Granmoun Lélé, qui a grandi avec la culture tamoule de son père, nomme ainsi cet instrument qu’il crée avec les matériaux qu’il a sous la main, comme ses ancêtres esclaves avant lui ou les enfants qui imitent les anciens en jouant sur des moques, à partir de plaques de fer blanc. Appelé également fer blanc en mémoire de ces moques, le sati est repris par la suite par de nombreux groupes de maloya traditionnel. Sa rythmique et sa musicalité rappellent l’indianité de la culture réunionnaise.